Recherche vocale : quelles conséquences pour le référencement ?

by SergentWeb on 13 février 2018 modifié le 13 juin 2018 , No comments

En 2016, le trafic sur mobile a dépassé le trafic sur ordinateur : progressivement, les usages se modifient et de plus en plus de personnes préfèrent mener leurs recherches directement depuis leur smartphone. En parallèle, le volume des recherches vocales a, lui aussi, tendance à augmenter. Face à cette tendance, les référenceurs doivent revoir leur stratégie, pour s’adapter à cette pratique qui n’est pas sans conséquence sur le SEO.

Essor de la recherche vocale : quels changements pour le référencement ?

Une pratique accessible

La recherche vocale est accessible à tous, et c’est probablement l’un de ses plus grands points forts. En effet, du jeune qui n’a pas envie de taper sur son clavier aux personnes plus âgées et moins habituées à l’usage d’un smartphone, tout le monde est capable de formuler une requête vocale. Il s’agit d’une pratique adaptée à un public très large. Mieux encore, la recherche vocale s’utilise à tous les moments : on peut la solliciter alors que l’on conduit (même si cette pratique reste déconseillée !) ou poser une question à son téléphone quand est en train de cuisiner et que les mains sont déjà prises.

Des requêtes mieux construites

Une requête formulée sur Google sera forcément différente si elle a été émise à l’oral. D’une façon générale, on constate que les recherches vocales adoptent des tournures beaucoup plus naturelles, souvent sous la forme de questions. Puisque les utilisateurs ne sont pas sous la contrainte de leur clavier, ils n’hésitent pas à étirer leur demande : les recherches Google sont plus longues quand elles sont vocales.

Avec la recherche vocale, on n’émet plus une suite de mots-clés qui ne forment aucune logique. À l’inverse, on construit des phrases grammaticalement correctes. Pour les référenceurs, se placer sur un seul mot-clé paraît finalement dérisoire : puisque les requêtes sont plus longues, il semble naturellement plus intéressant de développer le travail des formules « longue-traîne », qui peuvent contenir jusqu’à 4 ou 5 mots.

Quelques outils pour être bien positionné sur les recherches vocales

Penser local avant tout

Parce que les recherches orales sont de plus en plus fréquentes sur Google, travailler sur la longue-traîne apparaît comme une obligation. Mais cette stratégie ne sera pas suffisante, car de nombreux autres paramètres viennent bouleverser le référencement avec cette nouvelle pratique. Par exemple, les recherches vocales sont plus volontiers locales. En effet, puisqu’ils utilisent leur smartphone, les internautes sont très souvent géolocalisables. C’est la raison pour laquelle, plus que jamais, il est primordial de se positionner en référencement local. Pour cela, on veille à bien renseigner ses coordonnées avec Google My Business et on travaille ses contenus en fonction de la position géographique.

Le poids des formats question/réponse

En parallèle, les internautes qui réalisent des recherches vocales ont très souvent tendance à adopter une forme interrogative. Cette pratique doit aider les référenceurs à développer de nouveaux contenus adaptés aux usages actuels. Concrètement, dans les prochains mois et les prochaines années, les formats « FAQ », avec différentes questions et leurs réponses, devraient fonctionner de mieux en mieux. Sur le fond, il faut imaginer des interrogations pertinentes, que les utilisateurs sont susceptibles de formuler. Sur la forme, on crée des textes bien organisés, avec une structure (H2, H3) lisible, et des questions en H2 ou H3, permettant d’avoir une meilleure visibilité sur les moteurs de recherche.

Des recherches plus développées, mieux construites, locales et interrogatives : l’essor des assistants vocaux comme Ok Google, Siri ou encore Cortana bouleverse les pratiques sur les moteurs de recherche. Cependant, les référenceurs doivent garder en tête que si les recherches vocales explosent, celles qui sont formulées sur clavier existent toujours. Ainsi, même si toutes les anciennes pratiques ne sont pas à supprimer, l’enjeu consiste à s’adapter à ces usages en pleine croissance.

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